Comment en profite la région?

La cimenterie d’Eclépens s’inscrit dans sa région et y contribue de plusieurs manières, que ce soit à un niveau économique et par la création d’emploi, par son engagement pour la nature et l’environnement ou par la valorisation de l’énergie pour le chauffage à distance, mais aussi par sa participation aux recherches archéologiques sur le Mormont et par sa volonté constante de dialoguer avec la population et les communes.

Nos contributions

En 2011, Holcim a mandaté l’EPFL pour une étude sur les apports économiques de la cimenterie pour la région. L’étude intitulée «Apports économiques de la cimenterie d’Eclépens pour sa région » a en premier lieu analysé les dépenses totales de la cimenterie.

  • Elle a constaté que 56% des dépenses, soit 37,3 millions de francs par an, restent dans le canton de Vaud. De cette somme, 25 millions correspondent à des achats de biens et de services, suivis des salaires puis des impôts et redevances.
  • Le nombre de places de travail générées indirectement est de 67. Elles se situent principalement dans le secteur des transports, mais également de la construction, de l’industrie manufacturière ou de l’approvisionnement en énergie. Avec ses quelque 115 collaborateurs, la cimenterie d’Eclépens assure ainsi environ 180 postes de travail dans la région.

Biodiversité

Afin d’apporter un plus à la nature et au paysage, Holcim a choisi de convertir ses terrains sur le Mormont à une agriculture plus écologique. Une flore devenue rare en Suisse profite ainsi peu à peu de l’abandon des cultures intensives.

Les changements agricoles les plus visibles se font sur le plateau de la Birette et devant la cimenterie. Ainsi, sur le plateau de la Birette, des parcelles accueillent une alternance de prairies et de céréales. Les nouvelles prairies sont cultivées de façon extensive, c’est-à-dire sans engrais ni chimie, et fauchées tardivement. Quant aux nouvelles céréales, il s’agit de variété anciennes cultivées de façon biologique. Du côté de l’usine, le nouveau plan de gestion des « espaces verts » a été récompensé par le label « Nature et Economie » attribué par la fondation du même nom.

Le saviez-vous ?

La gestion douce des bordures de la cimenterie a permis la floraison d’étonnantes «orchidées à odeur de bouc».

Sentiers pédestres

Le Mormont est une zone de détente pour la région. De nombreux cheminements pédestres en témoignent. Ces cheminements sont conservés pendant l’exploitation et la sécurité des promeneurs est assurée.

Valorisation de l’énergie

Dans un four à ciment, la température est de 2000° C. Il en résulte un important dégagement de chaleur, d’une part directement depuis le four, d’autre part dans le refroidisseur où passe le clinker. Récupérer cette chaleur et la transformer en énergie thermique est une responsabilité à l’égard de notre société qu’assume entièrement la cimenterie d’Eclépens.

En effet, l’énergie des gaz du four est valorisée par un chauffage à distance, Cadcime SA, qui alimente 220 abonnés. En dehors des ménages privés de quatre communes, deux centres postaux, des serres horticoles et un hôpital en bénéficient. Grâce à une technique perfectionnée, cette énergie récupérée permet même de refroidir le centre courrier de la Poste.

Augmentation du potentiel

L’utilisation d’un double récupérateur de chaleur pour alimenter son chauffage à distance place l’usine d’Eclépens dans un rôle de pionnière en matière de développement durable. Grâce au nouveau récupérateur de chaleur, inauguré le 25 février 2015, l'équivalent de près de 2000 ménages est désormais chauffé grâce à la cimenterie d'Eclépens.

L’archéologie

En 2006, des sondages indiquent la présence de fosses en amont de la carrière d’Eclépens. Une étroite collaboration entre les archéologues et la cimenterie permet alors d’engager des fouilles à grande échelle. Le travail des archéologues permet des découvertes extraordinaires, qui donnent des précieux indices sur la vie des Helvètes à la fin de l’Âge de fer.

« L’année 2006 restera dans la mémoire des archéologues vaudois, pour longtemps. »

(N. Pousaz: Avant-propos, Archéothema, Hors-Série 7, avril 2014.)

Le site du Mormont interprété comme un «sanctuaire» helvète est constitué de plusieurs centaines de fosses réparties sur au moins 2,5 hectares.

Les fosses, généralement creusées jusqu’au substrat calcaire et profondes de 0,80 à 5 mètres, sont pour la plupart cylindriques, avec des diamètres compris entre 0,80 et 2 mètres. Les offrandes se composent de vestiges de nature différente : corps humains et animaux parfois entiers, vaisselle, outils en fer, parure, monnaies, meules à grain. 

Une vaste étude est en cours, dans laquelle l’apport du Laboratoire du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire est prépondérant. Patiemment, les pièces en fer et en bronze sont restaurées, des milliers de tessons de céramique nettoyés puis recollés. Une étape indispensable avant d’essayer de restituer les pratiques rituelles de populations celtiques établies dans nos régions, vers 100 av. J.-C. 

Ce site se singularise autant par ses dimensions exceptionnelles, la richesse des trouvailles, l’association et la mise en scène des offrandes, que par la durée très courte de son utilisation soit quelques décennies au maximum, entre la fin du IIe et le début du Ier siècle avant J.-C (second âge du Fer).

Exposition « Les Helvètes au Mormont »

En 2013, la quatrième campagne de fouille s’est achevée. La cimenterie est fière de ces découvertes et soutient le travail archéologique du canton, sur les plans logistique et financier. Du 11 avril au 19 octobre 2014, l’exposition temporaire « Les Helvètes au Mormont » au château de La Sarraz a permis au public de découvrir des éléments inédits de la vie des Helvètes à la veille de l’ère chrétienne: pour en savoir plus, nous avons questionné le Pr Gilbert Kaenel, directeur du Musée cantonal d’archéologie et d’histoire.   Visionnez la vidéo en cliquant ici.

Dialogue

La cimenterie d’Eclépens cherche le dialogue avec les différents groupes d’intérêt au sujet du Mormont. 

Le Groupe de pilotage se réunit 6 fois par an. Il est composé par les syndics de Orny, Eclépens et La Sarraz, le responsable cantonal des carrières, l’ingénieur conseils en charge du projet ainsi que le responsable environnemental et le directeur de la cimenterie. Le Groupe de pilotage est en charge du développement du projet.

Le Groupe de suivi se réunit 3 fois par an. Il est composé par des représentants de Pro Natura, WWF, Helvetia Nostra, Association pour la sauvegarde du Mormont et des propriétaires fonciers ainsi que des communes, du voisinage, du responsable cantonal des carrières, du bureau d’ingénieur en charge du projet et enfin de la cimenterie. Le Groupe de suivi représente les groupes d'intérêts du projet. Il est consulté et ses propositions sont intégrées dans le projet.

La Commission de suivi se réunit au moins 1 fois par an. Elle est composée par des services  de  l’Etat de Vaud,  les syndics d’Orny, Eclépens, La Sarraz, Pompaples, Ferreyres  et Bavois, des représentants  des  propriétaires  fonciers  et des ONG de protection de la nature.

Cette Commission suit le projet d’extraction depuis près de 14 ans. Elle a comme responsabilités de suivre et d’évaluer les mesures de compensation, de libérer les étapes de défrichement et piloter la gestion des sols ainsi que leur stockage intermédiaire.

La Commission des nuisances se réunit 1 fois par an et est composée des représentants du village d’Eclépens et de la cimenterie. Elle s'occupe du suivi des vibrations engendrées par les tirs de mine.

Des soirées d’information publiques permettent à la cimenterie d’ouvrir le dialogue avec la communauté locale. En 2013, la cimenterie a pour la première fois invité le grand public à une soirée d’information et de dialogue. Une deuxième soirée a eu lieu en février 2014 et une troisième au printemps 2015.

Journée portes ouvertes: La cimenterie organise également des journées portes ouvertes à l’occasion d’un anniversaire de la société ou d’une journée mondiale du patrimoine. La dernière journée portes ouvertes, qui s'est déroulée l'après-midi du 12 septembre 2015, a attiré plus de 800 personnes.

Le saviez-vous ?

Sur demande, la cimenterie organise des visites guidées pour les groupes.