Que fait-on pour l’environnement ?

L’exploitation de la cimenterie et de deux carrières a un impact important sur l’environnement local. Pourtant, la fabrication du ciment au cœur de son marché a également une forte influence positive sur l’environnement global.

La consommation de ciment ne va vraisemblablement pas baisser dans les années à venir: le rythme des constructions de logements et d’infrastructures reste intense. Produire du ciment en Suisse apparaît donc comme indispensable. D’une part, parce que les normes de production sont très sévères et bien maîtrisées (épuration des gaz, contrôle des vibrations, mesures de compensation, prestations sociales), d’autre part parce que les déplacements entre les lieux de production et d’utilisation du ciment sont fortement réduits.

Energie

Recours aux combustibles de substitution

Eclépens occupe une position d’avant-garde dans le recours aux combustibles de substitution, qui améliorent sensiblement le bilan CO2 de l’usine.

Environ 70 000 tonnes de déchets spécifiques comme le plastique, le bois usagé, les pneus usagés, les boues d’épuration séchées, les solvants et les déchets de peinture sont valorisés à la cimenterie d’Eclépens chaque année. Ils permettent de couvrir au total plus de 60 % des besoins en énergie thermique. Le four à ciment d’Eclépens a la particularité de valoriser ces déchets sans produire aucun déchet secondaire.

L’utilisation de combustibles de substitution permet de réduire  dans la même proportion l’utilisation des combustibles fossiles non renouvelables. Ainsi l’utilisation des combustibles de substitution permet d’économiser l’équivalent d’une année de chauffage au gaz pour 620 villas de 100m2.

Le saviez-vous ?

Le tonnage annuel de déchets valorisés à la cimenterie d’Eclépens est comparable à la quantité de déchets traités dans une usine d’incinération comme la SATOM à Monthey.

Emissions

Grâce notamment aux combustibles de substitution, la cimenterie d'Eclépens a réussi à réduire massivement ses émissions de CO2. Ajouté aux efforts similaires des 5 autres cimenteries de Suisse, ces innovations représentent le tiers des réductions de CO2 que notre pays doit effectuer, tous secteurs confondus, pour atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto.

Grâce à des technologies modernes de filtration des poussières, de réduction des oxydes d’azote et de soufre, nos gaz de combustion épurés émis à la cheminée sont conformes aux exigences très sévères de l’Ordonnance fédérale sur la protection de l’air  (OPair). Au cœur de la cheminée, les émissions sont ainsi surveillées 24h/24. Tous les résultats sont consolidés immédiatement et automatiquement dans un rapport informatisé.

Un contrôle spécialisé et indépendant de nos émissions et de nos appareils de mesure a lieu chaque année pendant 1 semaine. Le Canton de Vaud vérifie la validité et la conformité de ces mesures.

Vibrations

La roche de calcaire est très dure. Ainsi, Holcim doit donc procéder à une extraction par explosif. Malgré les efforts importants dans les techniques de minage, les riverains peuvent percevoir des ébranlements. En effet, le seuil de perception des vibrations se situe à 0.1 mm/s.

Normes suisses pour la protection des constructions

Afin d’assurer la protection des bâtiments sensibles, la norme suisse fixe la limite d’intensité des tirs de mine à 6 mm/s. Avec la norme allemande, elle est la plus stricte en Europe. Par mesure de précaution supplémentaire, le Canton de Vaud a demandé à Holcim de se tenir “dans la mesure du possible” en dessous de 3 mm/s.

Résultats de mesures des vibrations

Au cours des dernières années, l’intensité des vibrations a sensiblement baissé. Alors que les 6 mm/s n’ont jamais été dépassé, Holcim parvient depuis 2008 à se tenir bien inférieur aux 3 mm/s recommandés par le Canton. Le graphique ci-dessous permet de visualiser l’intensité de chaque tir de mine enregistré au cours du dernier trimestre.

Intensité des vibrations : Vitesse en mm/sec

Intensité des vibrations de 2001 à 2016

Le nombre de tirs par an a considérablement diminué. Alors que plus de 200 tirs étaient nécessaires en 2005, il y a à l’heure actuelle moins d’une centaine de tirs par an et ce alors que la cimenterie a augmenté sa capacité de production de 35% dès 2007.

De tels progrès ont été rendus possibles grâce à la diminution des hauteurs de terrasse de 40 mètres à 12,5 mètres, très rare dans le monde cimentier, et à l’application continue des derniers développements techniques dans les procédés de tirs.

Nombre de tirs par an

Garantie

La “Déclaration de garantie” du 7 décembre 1999 est bien entendu toujours en vigueur. Holcim s’est notamment engagé sous certaines conditions à prendre en charge les frais de remise en état d’éventuels dégâts aux bâtiments d’habitation qui seraient dus à l’exploitation de la carrière. Le texte complet de cette déclaration de garantie peut vous être remis sur demande à l’administration communale ou chez Holcim.

Le saviez-vous ?

Vous avez la possibilité de vous abonner à un tout nouveau service sms qui vous informe un quart d’heure avant que le tir ait lieu.

Mesures de compensation

L’exploitation de la carrière fait l’objet de toute une série de mesures d’accompagnement et de compensation. Replantations, sauvegarde de prairies et pâturages secs, préservation des sols, protection des eaux et bien d’autres encore. Toutes ont été définies dans le cadre de l’étude d’impact sur l’environnement réalisée en 1999.

Les mesures de compensation les plus visibles sont assurément les reboisements et autres mesures forestières déjà réalisés ou en cours sur le plateau de la Birette. En plus de leur fonction d’écran par rapport à la carrière, les reboisements de chênes et autres essences indigènes ont notamment pour but de favoriser les déplacements de la faune. En effet, le Mormont est un lieu de passage préférentiel entre le Plateau et le Jura. La mise en œuvre de toutes ces mesures se fait sous la surveillance de la Commission de suivi du Plan d’Affectation Cantonal du Mormont. Cette commission réunit au moins une fois par an toutes les parties concernées: services de l’Etat, syndics, représentants des propriétaires fonciers et des ONG de protection de la nature.

Extension

La demande croissante du secteur de la construction liés aux besoins en logements et infrastructures devrait, selon le Canton de Vaud, se poursuivre durant les dix prochaines années. Par conséquent, la situation de l’approvisionnement en ciment est critique et la cimenterie d’Eclépens doit impérativement pérenniser ses réserves pour éviter une pénurie à l’échelle régionale.

Au delà de 2022

La situation est d’autant plus sensible que l’exploitation de la carrière actuelle sera terminée en 2022. Pour assurer une réserve de calcaire à la cimenterie après 2022, une phase d’extension est en cours de procédure. Le Plan d’Affectation Cantonal (PAC) signé en 1999 prévoit le plateau de la Birette comme réserve pour une telle extension. L’exploitation de cette zone représente donc le prolongement logique de l’exploitation actuelle et elle s’étendrait sur une durée estimée à sept ans.

Extension vers la Birette

Le périmètre de la Birette a été prédéfini comme la suite de l’exploitation actuelle lors de l’établissement du PAC, en 1999. Les limites de l’extraction ont été déterminées sur la base d’études sur les vibrations. Des mesures de protection paysagères sont déjà en place depuis 1999 afin de limiter l’impact visuel du site. De plus, la Birette est essentiellement formée de parcelles agricoles et ne contient pas de richesses naturelles particulières.

  • Dès 2018: travaux préparatoires de la première étape: défrichement, archéologie et décapage des sols
  • 2020 - 2024: exploitation de la première étape
  • 2022 – 2024: travaux préparatoires de la seconde étape
  • 2024 - 2029: exploitation de la seconde étape

Le dossier mis à l'enquête du 16 juin au 15 juillet 2015 peut être consulté ci-dessous (seuls les dossiers déposés aux greffes municipaux des Communes de Bavois, Orny, Eclépens et La Sarraz ainsi qu'au Service du développement territorial et auprès de la Direction générale de l'environnement font foi).